Le principe des articles de "pourquoi j'écris": un extrait de texte en italiques, un commentaire personnel ensuite, des liens (en bleu quand ils n'ont pas été utilisés, en gris ensuite) - et la couverture du livre, quand il s'agit d'un livre (le cas le plus fréquent), ou une illustration.
A la base: l'éclectisme, revendiqué.
Du moment qu'il s'agit d'écriture - de préférence de manière métaphorique, voire subliminale...
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lundi 29 juin 2009

Attraper tout ce que l'on peut...

Le manuscrit original montre que que ce fut écrit très vite, mais probablement pas en une seule fois. Cela donne à penser que les inspirations de K.M. étaient plus soudaines et inattendues qu'elle ne s'en rendait compte elle-même, et que lorsqu'elle faisait le plan d'une nouvelle, elle était incapable de la finir. Quoi qu'il en soit, il est assez remarquable qu'il ne subsiste presque rien, si ce n'est l'histoire elle-même, de toutes les histoires qu'elle menait à bon terme. Ni notes, ni brouillons, ni faux départs, mais seulement un manuscrit original écrit à une vitesse croissante, en sorte que la fin est un hiéroglyphe à peine lisible. Dans quelques cas, il y a une copie, avec très peu de corrections. (...) Cette constatation sur sa manière d'écrire est confirmée par une note d'elle du 17 janvier 1922:
"C'est toujours une espèce de course dans laquelle il s'agit d'attraper tout ce que l'on peut avant que ça disparaisse."


Ce passage est écrit par John Middleton Murry, le mari et l'éditeur de Katherine Mansfield, dans son Journal, à la date du 27 octobre 1921.
La citation du 17 janvier 1922 porte en réalité sur l'écriture de la nouvelle.
Cela dit, aussi incongru, voire osé, que ce rapprochement puisse sembler, il est intéressant de noter que Marc Levy, auteur de romans et non de nouvelles, dit écrire dans la même fièvre pendant à peu près quatre mois. Il va même jusqu'à préciser (à la journaliste qui l'interviewe dans le Elle du 27 juin 2009):

Je ne peux pas dormir, ou alors par bribes de vingt minutes, sur le sol près de mon bureau.


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